La médecine ayurvédique, histoire et textes fondateurs

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La médecine ayurvédique (ou ayurvéda) est une médecine traditionnelle d’origine indienne, elle est notamment reconnue par l’OMS. L’ayurvéda, littéralement connaissance (veda) de la vie (āyur), est issue de la tradition védique, tradition orale holistique et bien plus vaste que l’enseignement de la médecine ; cette tradition a été transmise entre brahmanes et regroupe notamment le brahmanisme et l’hindouisme.

Histoire de l’Ayurvéda

Philosophes et “guérisseurs” se posaient la question il y a déjà des milliers d’années sur le déclin de la force vitale. Certaines civilisations anciennes possédaient en effet “la connaissance” de la force vitale et “le secret” du bien être.

Celui qui prend soin de son corps vit plus longtemps”. De ce principe naît l’Ayurveda il y a 4000 ans ! 2000 ans avant notre ère, un guérisseur en Inde conservait déjà des plantes médicinales, d’où il tirait son pouvoir de guérisseur. Le savoir thérapeutique doit être pratiqué avec sagesse par les hommes vénérables dans la tradition ayurvédique. La science de la longévité vient de cette transmission orale, de cette contemplation du corps, de cette adaptabilité face aux modifications du corps.

Grâce à des fouilles archéologiques, l’on découvre un village près de l’Hindus datant de 2000 ans. Les chercheurs constatent rapidement que les personnes ayant vécu dans ce village étaient en bonne santé et mouraient à un âge convenable pour l’époque. Les archéologues découvrent des systèmes d’égouts et de bains publics. L’hygiène était au coeur des préoccupations.

Après 700 ans de paix, la civilisation de l’Hindus s’éffondre, et l’Ayurveda manque de disparaître avec elle.

“Nul ne peut recouvrer la santé, 

si son corps et son esprit ne sont pas en harmonie.”

Au 19ème siècle, les britanniques emprisonnent nombre de Vaidyas, et font fermer les écoles d’Ayurveda afin de forcer la pratique de la médecine occidentale. Mais la médecine ancestrale survit encore une fois, même face à la colonisation.

Aujourd’hui, l’engouement des occidentaux flatte mais inquiète aussi les indiens. Face à la raréfaction des ressources médicinales notamment. Les forêts sont pillées, certaines espèces risquent donc de disparaître, l’éco-système étant déséquilibré. “L’arche de noé botanique” de l’institut Kottakkal en Inde a pour objectif de sauver deux cent espèces ayant disparu dans la nature. Leurs gènes sont exploités, les plantes rares sont clonées et offertes aux industries pharmaceutiques afin qu’ils en fasse la culture.

Textes et principaux fondateurs

Suśrutha-Saṃhitā

En l’an 300 avant notre ère (il y a plus de 2300 ans), Sushruta, un médecin militaire et élève d’un grand guérisseur, va consigner l’Ayurveda sur des feuilles de palmier dans la langue des érudits indiens : le sanskrit. Des centaines de remèdes et interventions chirurgicales, sans oublier des citations philosophiques y seront gravées. Aujourd’hui ces feuilles de palmiers ont disparues. Mais ses notes ayant été régulièrement recopiées, il reste une trace écrite de sa compilation. Ses traitements sont encore aujourd’hui appliqués par les médecins ayurvédiques, et ses écrits sont toujours enseignés. La tradition orale de ces enseignements a donc évolué grâce à Sushruta.

Charaka-Saṃhitā

Charaka, souvent considéré comme le fondateur de l’ayurvéda et auteur du plus ancien manuscrit connu (entre 175 av. J.-C. et 120 apr. J.-C.) , évoque dans le Charaka-Saṃhitā les principes de l’ayurvéda :

  • La vie vécue normalement est un état de bonheur
  • L’hygiène de vie permet de restaurer l’harmonie de l’homme avec son environnement
  • L’alimentation, la digestion et l’assimilation sont des questions essentielles pour la santé
  • Les médicaments sont de nature végétale (341 recensés dans l’ouvrage), animale (177 recensés) ou minérale (64 recensés)
  • La parole comme méthode de soin, présente dans l’Atharva-Véda, est associée à ces médicaments (Rasayana).
  • La médecine est plus préventive que curative
  • La maladie est considérée comme la conséquence d’une erreur alimentaire et d’une mauvaise compréhension de l’univers, ainsi que d’une mauvaise harmonie entre le corps et l’esprit.

Dans un prochain article nous parlerons de la médecine ayurvédique en tant que médecine préventive.

El hamdouliLLAH ala kouli hal ! Dire « oui » à la vie tous les jours !

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