La dépression selon l’Ayurveda

Depression mudra

« Il n’y a qu’un temple au monde et c’est le corps humain. » Novalis

 

Qu’est ce que la dépression ?

La dépression est l’une des conditions les moins bien comprises que nous connaissons aujourd’hui mondialement. La technologie, même si elle a atteint des niveaux élevés de croissance au cours des dernières années, n’est toujours pas en mesure de trouver des réponses plus cohérentes et des solutions concrètes à ce problème. Il semble que dès que nous touchons le domaine de la psyché, où de subtiles conditions entrent en jeu, les connaissances scientifiques dont nous disposons présentement en ce qui a trait à l’évolution de l’humanité sont limitées.

J’ai utilisé le terme « condition » délibérément car la terminologie « maladie » qui est communément associée à cet état de manque de joie et d’espoir fait en sorte que les gens se découragent encore plus. J’ai remarqué que souvent notre réaction en réponse à une période de détresse a plus de pouvoir sur le processus de guérison que le problème lui-même. Prenons un exemple pour mieux illustrer cette affirmation: nous vivons une situation particulière de la vie – disons une forte interaction émotionnelle avec un membre de la famille ou une personne qui occupe une place importante dans notre vie – et, par conséquent, nous ressentons de la tristesse, un manque d’espoir et de la solitude. S’ajoute un fort sentiment de honte ou de culpabilité du fait que nous ne pouvons pas faire face à cette situation autrement.

De manière générale, ces émotions sont largement reconnues comme étant une sorte de faiblesse ou une maladie. Tout à coup nous nous sentons exclus, isolés et nous nous voyons comme des perdants. Très souvent, les personnes vivant dans le cadre d’un état dépressif ont du mal à faire face à l’idée qu’ils éprouvent de la dépression, se sentant quelque peu honteuses de vivre cette expérience. La plupart des gens ne cherchent pas d’aide en particulier parce qu’ils ne voudraient pas que leur entourage les juge comme étant faibles. Nous ne pouvons pas être faibles, cela ne nous est pas permis. Nous devons être parfaits, toujours heureux, prenant toujours les bonnes décisions, vivant dans cette maison parfaite avec une famille parfaite tel qu’idéalisé dans la société d’aujourd’hui.

Il n’y a pas si longtemps, j’ai remarqué cette grande publicité le long de la route d’un jeune homme déclarant: « Je ne veux pas jouer avec mon régime de retraite. Investir dans la société X. » Et oui, nous grandissons et vivons avec ces craintes, nous travaillons d’arrache-pied pour être en mesure de protéger notre avenir en oubliant complètement que notre seule certitude est le moment présent avec tout ce qu’il comprend. La peur est souvent ce qui motive nos décisions et notre vie. La peur de la maladie, la peur de ne pas bien faire, de peur de décevoir, la peur d’être rejeté, la peur de la mort et de l’inconnu, se retrouvent à l’origine d’un grand nombre de nos actions.

Nous vivons dans une époque assez dogmatique quand on ne croit plus à l’originalité et à la capacité de l’esprit humain d’évoluer et de trouver des solutions en lui-même. Nous avons la plupart du temps tendance à croire ce qui est généralement admis comme étant la vérité et tout ce qui nous est dit et pensé par la société; malheureusement nous éduquons nos enfants de la même manière, les gardant bien de penser en dehors de la boîte et d’exprimer leur originalité. La plupart d’entre nous font de gros efforts afin de s’adapter aux normes établies par notre société et ont tendance, à partir d’opinions valides, à en déduire leur foi et leurs croyances.

Les symptômes tels que les sentiments de manque de valeur, d’impuissance ou de désespoir, avoir des difficultés à se concentrer ou à prendre des décisions, une perte d’intérêt à prendre part à des activités, un énorme sentiment de tristesse ou de douleur, une sensation de culpabilité et le manque d’énergie sont autant de manifestations de ce qui est généralement nommé dépression.

Certaines personnes pourraient même éprouver un sentiment apathique, du vide, associé à une sorte de pression ou de douleur dans la poitrine et le torse. Même si la science ne comprend pas la cause de ces symptômes, il est généralement affirmé que: « Il n’y a pas une cause de la dépression. Il n’y en a pas non plus une pleine compréhension. Les facteurs suivants peuvent rendre certaines personnes plus susceptibles que d’autres à réagir à une perte ou à un échec par une dépression clinique. Il est également possible qu’il y est un lien génétique, car les gens ayant des antécédents familiaux de dépression sont plus susceptibles d’en faire l’expérience. »

Il est dit également que les facteurs qui pourraient générer la dépression pourraient être, entre autres: certains événements de la vie (décès, changement, etc.) ou tout simplement un déséquilibre biochimique du cerveau et de l’hérédité ou des facteurs psychologiques, tel qu’un regard négatif ou pessimiste sur la vie

Les explications s’arrêtent généralement là, sans chercher à comprendre plus profondément les raisons pour lesquelles une personne voit de manière pessimiste la vie ainsi que la source de ce déséquilibre chimique. Quelle en est la cause? Le traitement implique habituellement l’usage de drogue (médicament), la consultation psychologique ou la thérapie de groupe. Ces options sont utiles, mais encore une fois, elles ne touchent pas souvent l’origine ou la cause initiale du déséquilibre.

La perspective ayurvédique

L’ayurvéda considère que toutes les maladies sont principalement causées par notre séparation d’avec nous-mêmes et d’avec notre essence divine. Qu’elle soit physique ou mentale, la maladie est une conséquence de notre ignorance de notre moi intérieur. « Selon les anciennes écritures védiques de l’Inde, il y a un objectif à la vie. Nous ne sommes pas nés simplement pour vivre, puis pour mourir sans un sens ou un but. Albert Einstein a reflété cette idée quand il a dit: « Dieu ne joue pas aux dés avec l’univers ». L’ordre et la raison existent dans la vie. Selon la philosophie védique, la vie est divine et l’objectif de la vie est de réaliser notre nature divine intérieure. En termes ayurvédiques, plus une personne se rend compte de sa nature divine, plus elle est en santé. » (Ayurveda Encyclopedia)

Je n’appellerais pas la dépression une maladie. Je pense que le terme est trop sévère et trop rigide. Si l’on considère la maladie comme une aliénation et un manque de contact avec la profondeur de notre être, alors oui, je suis d’accord avec cette appellation. Sinon, je dirais que la dépression est simplement une façon de retourner à soi.

La dépression est l’aliénation, la séparation d’avec ce qui est authentique en nous. Elle arrive lorsque nous ignorons nos besoins les plus importants et nos désirs en tant qu’êtres humains. La dépression vient à la suite de la séparation d’avec notre Soi, d’avec nos aspirations les plus profondes. Quand on la regarde de près, la dépression dévoile certains désirs secrets d’exploration. À l’enfance, on ne nous a pas appris à explorer, nous n’avons pas été encouragés à réaliser nos rêves. Notre société ne reconnaît pas l’amour, l’affection et la faiblesse comme étant des composantes importantes de notre structure. La plupart du temps, ce qui nous déséquilibre le plus et nous rapproche du sentiment d’inutilité ne vient pas de l’extérieur (la perte, la séparation, des changements importants), mais de notre sentiment de honte et du découragement à ne pas être en mesure de faire face à notre état.

Le plus souvent ce qui nous frappe le plus, c’est notre incapacité à faire face à une situation difficile. Nous avons l’impression que la vie n’est qu’une question d’être fort en ignorant complètement nos faiblesses, nos points sensibles, les zones encore en développement. Dans une société qui reconnaît et loue le mieux la force fait que nous n’avons pas le choix de nous sentir ineptes, indignes, sans espoir et rejetés au cours de périodes de dépression.

Les grands maîtres mettent souvent en valeur que le concept de l’ignorance est la cause de toutes nos souffrances. Lorsque nous en réfléchissons et que notre preception devienne plus profonde, nous comprenons – pas avec notre intelligence, mais par notre propre expérience directe – que l’ignorance voile nos perceptions et nous fait nous regarder nous-mêmes de façon très limitée. Nous avons besoin parfois de passer par un profond état dépressif pour comprendre que la culpabilité, la peur, le désespoir ne sont que des réponses conditionnées auquelles on est identifiées.

En en lisant plus sur ce que l’on appelle la maladie, pendant un moment nous pouvons nous sentir condamnées, sans espoir, indifféremment catégorisés « maladie dépressive » avec un futur apeurant: devoir prendre des médicaments et vivre avec leurs effets secondaires. Tout à coup nous ne sommes plus un être humain, nous devenons tout simplement un cas, une autre victime de la maladie. Cette perspective peut nous détruire ccmplètement le moral, nous pensons que nous sommes voués à une vie dans la dépression et nous perdons totalement l’espoir d’une chance de s’en sortir.

L’ignorance des qualités intrinsèques du monde dans lequel nous nous sommes matérialisés temporairement fait naître une étroitesse d’esprit sur la vie où la réussite exclut l’échec, l’amour exclut la haine, l’acceptation ne comprend pas le rejet et la joie exclut la dépression. En réalité, le monde que nous connaissons est basé sur la dualité où les contraires se contiennent les uns les autres. Dans ce contexte, nos échecs, nos faiblesses, deviennent aussi réels et aussi importants que nos moments d’inspiration, nos succès et nos points forts. Cela ne signifie pas que nous devrions encourager la souffrance. Nous avons tous droit à l’équilibre, à la prospérité et à la joie. Toutefois, la réalité est que la souffrance, les moments de perte et de séparation font partie de la vie et nous devrions les honorer et les traiter dans le bon sens quand ils se produisent.

La plus grande force vient seulement de l’exploration de nos plus grandes faiblesses, sans quoi la force que nous ressentons parfois lorsque nous nous opposons à des moments de faiblesse est seulement superficielle, temporaire, fondée sur l’illusion. Pour l’instant je ne m’explique pas exactement pourquoi les choses se passent de cette façon, mais je peux dire que personne ne peut vraiment faire face à soi-même à moins de faire face et d’expérimenter tous ses démons.
Les dépressions peuvent habituellement nous aider à voir la programmation intérieure enracinée en profondeur dans un ensemble de croyances et autres idées qui nous sont totalement identifiées et qui constituent la base de toute notre vie, comme « Je dois travailler dur pour obtenir les choses dans la vie », « Je ne peux pas être aimé si je ne suis pas parfait », »La vie n’a pas de sens réel, la souffrance peut donc m’en donner ».

La dépression n’est rien d’autre qu’un appel de l’âme. Et si nous avons le courage, le soutien et la protection divine, nous pouvons aller au delà et découvrir sa cause réelle: notre âme nous lance un appel à l’exploration, notre voix intérieure nous encourage à y aller. Comment pouvons-nous nous sentir heureux, comment pouvons-nous atteindre l’état de pure joie lorsque nous oppressons constamment qui nous sommes, lorsque nous jouons constamment divers rôles. Comment pouvons-nous connaître la véritable joie lorsque nous essayons constamment de plaire, de justifier, d’impressionner ou de créer une certaine image de nous-mêmes à laquelle nous sommes si intimement attachés?

Comment pouvons-nous ne pas être déprimés lorsque nous n’aimons pas notre travail, lorsque nous n’exprimons pas pleinement notre potentiel, lorsque nous sommes entraînés dans des relations qui ne remplissent pas notre quête intérieure, lorsque nous cachons en profondeur nos besoins les plus essentiels comme la beauté, l’harmonie, l’amour et la compassion réelle? Comment pouvons-nous expérimenter l’état réel de la paix et le contentement lorsque nous nous aliénons et nous isolons dans les refuges matériels que nous avons construits autour de nous, lorsque nous sommes si fortement identifiés à un titre ou un autre, lorsque nous avons passé des années et des années de dur labeur et d’efforts pour obtenir quelque chose qui, en définitive, ne satisfait pas notre quête intérieure de la vérité?

La dépression devient alors une sorte de message ou un moyen d’expression de l’âme pour nous réveiller et nous inviter à écouter un peu plus nos cœurs, ainsi que tous types de souffrance. Quand on la regarde de près, la dépression cache des craintes profondément enracinées et des concepts et valeurs négatifs que nous avons intégrés dans nos croyances, y compris l’idée que l’Univers est effrayant, dangereux, un lieu où les choses qui s’y passent peuvent nous faire souffrir. Nous excluons dès le départ l’hypothèse que l’Univers est essentiellement un environnement amical, rempli d’amour, où nous pourrions tout simplement explorer, expérimenter et nous découvrir.

Comment pouvons-nous faire face à la dépression dans le bon sens lorsque nous tentons de la traiter de la même manière que nos problèmes quotidiens? L’homme vit à différents niveaux et différentes lois entrent en ligne de compte. Il y a la vie extérieure et la vie intérieure, celle qui perçoit la vie extérieure. Les problèmes liés à l’âme ne peuvent être traités de la même façon que ceux du corps. Les questions de l’âme devraient être examinées et traitées avec des méthodes relatives à la guérison de l’âme, sinon, le traitement reste inefficace.

Nous ne pouvons pas nous attendre à gérer notre problème d’âme de la même manière que nous gérons notre compte bancaire ou notre prêt hypothécaire. Les choses subtiles nécessitent des méthodes subtiles: les aspects intérieurs et sensibles de notre vie ont besoin de sensibilité et d’amour pour être guéris.

Nous sommes sur cette planète depuis un certain temps et pourtant les mots harmonie et équilibre demeurent, pour la grande majorité des différents acteurs du jeu cosmique, seulement un concept. Nous avons été gratifiés de plusieurs instruments de perception et de plusieurs capacités et aptitudes. L’équilibre de la vie, c’est d’utiliser pleinement tous ces moyens au bon moment et pour les bonnes raisons. Nous avons des mains pour produire et une bouche pour manger. Nous avons un esprit pour penser et planifier, et nous avons un cœur pour sentir et aimer. Le déséquilibre commence lorsque nous commençons à les mélanger et à ne pas utiliser les bons outils pour le bon niveau de notre existence.

Notre cœur nous parle. Nous avons été entraînés à l’utilisation de certains de nos composants, principalement le corps et l’intellect, mais les perceptions plus subtiles (l’intuition, les rêves, la perception directe, le savoir direct, la reconnaissance intérieure) restent encore un grand mystère pour nous. Non seulement cela, mais nous doutons qu’elles pourraient avoir un sens réel. La dépression est un moyen pour nous de commencer à écouter notre coeur et à être de plus en plus alerte et conscient de son appel.

Il est évident que lorsqu’un déséquilibre se produit, que toutes nos couches sont touchées, la clarté disparaît et l’esprit devient de plus en plus confus. Ensuite, l’énergie est bloquée à certains niveaux provoquant des réactions physiques ou sensations corporelles. Les doshas sont déséquilibrés et nous faisons l’expérience de l’état de mésentente et du manque de joie. Les plus sensibles de tous les doshas, Vata Vayu ou dosha, sont perturbés et les fluctuations de l’humeur, l’anxiété, l’agitation, les troubles de la pensée commencent à se produire.

Le dosha Vata est lié directement au système nerveux et a son emplacement situé dans le cerveau. Abhyanga, Nasya et Shirodhara sont d’excellents outils pour faire face à cet état de déséquilibre. Après un certain régime pendant un certain temps pour réduire les doshas excessifs, le chant des mantras, la participation aux pujas (cérémonies) et l’invocation de l’aide de forces supérieures sont les façons les plus complètes pour faire face à la dépression.

En termes yogiques, les événements de la vie sont là pour nous enseigner certaines leçons et nous faire développer notre conscience. En ne traitant la dépression qu’avec des médicaments et des antidépresseurs, nous restons au même niveau, sans évoluer.

Les réunions de groupes, la psychanalyse et les médicaments ne traitent la dépression que partiellement. Un travail plus subtil est nécessaire pour que la guérison naturelle se produise.

Les émotions et les concepts sont présents dans la mémoire de notre corps. Certaines tendances négatives sont situées en une zone spécifique du système nerveux où elles forment des blocages, d’où la difficulté (émotionnelle ou physique). Prendre des médicaments peut soit faire même avancer la cause plus profondément dans le subconscient ou agiter inutilement et stimuler le système nerveux, produisant temporairement de la sérotonine. Cela peut, sur le long terme, alanguir le système nerveux. D’autre part, l’approche psychologique, même si très utile jusqu’à un certain point, a ses propres limites qui permettent de garder l’individu dans le domaine de l’esprit avec ses approches analytiques, la clé étant que l’esprit dans cette période n’ait pas de clarté. Lorsque l’esprit est troublé, il n’accepte pas la guérison. Lorsque l’esprit passe par des moments de confusion, le mieux est d’équilibrer les humeurs biologiques. Vata doit être équilibré grâce à des massages, des applications d’huile et de certains suppléments à base de plantes. De plus, les mantras, cérémonies de yoga, invocations, et la délivrance sont des compléments importants du processus de guérison.

L’ayurvéda a une extraordinaire approche car il permet de résoudre ce conflit apparent entre la partie de nous-mêmes qui souffre et subit un transformation après un événement spécifique et la partie qui nous juge incapables de faire face aux difficultés de la vie. Les techniques ayurvédiques nous aident à contourner cette bataille mentale qui nous habite et facilite le contact avec l’observateur en nous grâce à l’équilibre des doshas. Nous sommes déjà très cérébraux et habitués à vivre notre vie dans une société très rationnelle où l’esprit a le contrôle sur nous

L’esprit ne peut s’auto-guérir. Tout ce qui appartient à l’esprit reste à l’esprit. Tous les conflits résolus sont absorbés dans notre conscience lorsque nous atteignons le niveau au delà de l’esprit. Ce qui fait naître la compréhension, l’évolution et la guérison est cette capacité à aller plus loin que le processus de pensée et à expérimenter d’Être. La plupart des voies spirituelles convergent vers cette idée centrale que la sensibilisation est la clé de l’état de joie éternelle.

Elles proposent toutes différentes méthodes et pratiques afin d’accroître notre niveau de sensibilisation et de notre capacité à être dans le moment présent. L’ayurvéda peut fournir ce soutien en dénouant notre forte identification avec les jeux de l’esprit au cours d’un état dépressif et en nous aidant à retrouver la capacité à observer. C’est uniquement ce processus d’observation qui permet une véritable guérison; sans lui, nous continuons à tourner en rond sans cesse, illusionnés par le dualiste, les idées contradictoires et apparemment sans espoir de l’esprit

C’est l’observateur en nous qui peut fusionner et unir les opposés dans la conscience et nous élever au-dessus des conflits et des idées contraires de l’esprit. Une vision se produit, le niveau d’énergie augmente et nous commençons à en savoir plus sur qui nous sommes. Nous sortons peu à peu de la dépression et éprouvons de plus en plus de moments de joie et une paix véritable commence à se produire, ce qui nous permet de goûter pleinement à la vie et de ressentir une joie intense en des choses simples telles que la respiration, le rire ou tout simplement en sentant le vent toucher notre visage, car nous nous estimons VIVANTS. L’aspect subtil qui est ignoré par la médecine moderne est la dimension verticale de l’être humain.

Dans notre processus de souffrance, nous oublions que NOUS SOMMES des êtres spirituels. Nous sommes tellement pris au piège dans le jeu mental que nous avons simplement oublié notre nature divine. Chaque expérience nous amène à un niveau plus élevé de la conscience si seulement nous le laissons se produire.

La dépression n’est rien d’autre que le face à face avec nos plus grandes craintes et notre propre fragilité. Au lieu de la traiter superficiellement, l’approche ayurvédique transforme ce qui pourrait être une expérience extrêmement négative de notre vie en une occasion extraordinaire de nous éclairer. La dépression contient une énorme quantité d’énergie, qui peut être facilement perdue à travers l’identification à des pensées négatives générées par notre esprit durant ces moments. Si elle est analysée de la bonne façon, cette énergie peut être utilisée et transformée au lieu d’être totalement perdue, nous laissant complètement épuisés.

Chaque cas est différent et chaque personne a sa propre histoire. Pour chaque personne le déroulement et les causes de la dépression seront différents. Une chose sera la même pour tous: la dépression est un état d’esprit et l’esprit peut être traité de la même manière que le corps puisque, dans le concept ayurvédique, l’esprit est juste une autre forme de la matière. Bien sûr, il peut y avoir des cas difficiles, mais peu importe la profondeur de la cause, la difficulté du problème, la dépression nous demande de faire face à certains de nos conditionnements et à nous libérer de leur pouvoir. Et si nous devons l’affronter dans cette vie, cela signifie que nous en sommes capables.

Notre devoir le plus important dans ce monde est le droit à l’autodétermination et même si nous ne connaissons pas encore notre dharma, ou notre mission en ce monde, nous savons que la mission la plus importante présentement est l’expérience que la vie nous a donnée pour atteindre l’état de joie qui est notre vraie nature.

Suzana Panasian, Septembre 2008, Montréal

http://www.ayurvedamontreal.com/content/articles2p5_fr.html

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