L’art de réciter les Mantras

Par Gyatrul Rinpotché

Note du webmaster du site Dorje Ling – www.dorje-ling.net:

Ce texte est tiré d’un enseignement donné par le vénérable Gyatrul Rinpotché sur la phase de génération du Yidam. Le passage que j’ai choisi est le cinquième point du yoga de la parole ou yoga de la récitation vajra. Il sera, je pense très utile à ceux qui suivent le Bouddha Dharma, pour leur pratique de la récitation des mantras. Cet enseignement permettra également, je l’espère, d’éclairer le néophyte sur le mystère que peut représenter le mantra, et lever une partie du voile sur son utilisation dans le Bouddha Dharma.

Puissions nous par nos pensées, nos paroles et nos actes, dissiper la souffrance du monde. Bonne lecture, bonne étude et bonne pratique.


Le cinquième point du yoga de la parole consiste en la façon de réciter. Lorsque vous récitez un mantra, il est extrêmement important de garder une concentration pointue sur les trois yogas du corps, de la parole et de l’esprit. Nous avons déjà étudié les enseignements sur le yoga du corps où vous vous visualisez comme la divinité et maintenez la conscience des trois essences de visualisation. Après avoir pris contrôle de la visualisation de la divinité, votre esprit se concentre sur les syllabes du mantra. Votre esprit devrait être dans un état de conscience pure lorsqu’il accompagne les syllabes du mantra. Il est très important de stabiliser votre esprit sur la concentration des syllabes, le son du mantra, et les autres éléments de pratique.

Expulsez les pensées discursives, et concentrez vous sur la visualisation et Rigpa -la conscience pure- surgira. Les enseignements disent qu’il faut abandonner les vagabondages mentaux lorsque l’on récite les mantras. Pourtant, certains enseignants récitent les mantras -vous pouvez voir leurs lèvres bouger et entendre les sons- même quand ils sont engagés dans une conversation ou lorsqu’ils vont ça et là. Ces enseignants contrôlent déjà "la perception pure spacieuse" (tib : Dakpa Rabjam). Chaque aspect de leur conscience est complètement purifié. Bien que vous pensez qu’ils vous perçoivent comme des disciples, en fait, ils vous voient comme des syllabes du mantra, comme celui du gourou-vajra. Ces êtres connaissent votre parole comme le mantra, et savent que votre esprit et le leur sont inséparables dans l’expansion de la sagesse primordiale. Ils sont entièrement installés dans cet espace de conscience pure et ne le quittent jamais. Qu’ils soient en train de discuter, de manger ou de réciter un mantra, cela revient au même. Une fois que vous avez atteint ce niveau, vous n’aurez pas besoin de vous préoccuper des pratiques car elles deviendront faciles. A ce niveau, la phase de génération et de resorption sont achevées. Vous ressentirez seulement le fruit et n’aurez pas besoin de faire l’effort pour que la sagesse surgisse. Lorsque votre esprit erre, vous devez le renvoyer au processus d’entrainement. Vous vous entrainez en maintenant ce courant de la conscience du mieux que vous pouvez. Tout ce que vous faites dans la pratique consiste à vous entrainer jusqu’à ce que vous arriviez au point où l’effort n’est plus nécessaire.

Si votre esprit vagabonde, ne serait-ce qu’un petit peu pendant que vous récitez le mantra, vous n’aboutirez à rien. Même si vous êtes dans un état où vous avez complètement accompli le yoga de la divinité et où vous avez généré la divinité, le mandala et tous les aspect de la sadhana, vos efforts seront gâchés. Peu importe le type de pratique ou de divinité que vous cherchez à réaliser ; vous n’aurez ni résultat, ni accomplissment. Les obscurcissments de votre parole diminueront en récitant le mantra de cette façon, mais vous n’atteindrez certainement pas les fruits que vous recherchez avec la sadhana.

Une citation de Gourou Rinpotché dit que : "Une personne qui se laisse aller au vagabondage mental pendant qu’il effectue la récitation-vajra, n’obtiendra jamais de resultat, même en récitant le mantra une multitude de fois". Bien sur, ceci n’est pas surprenant. Si pendant que vous parlez à quelqu’un, vous ne le regardez pas dans les yeux, que vous laissez votre regard se promener autre part, vous ne pourrez pas établir de contact personnel, visuel ou affectif, qui ferait de votre conversation un échange significatif. De la même manière, si vous récitez un mantra avec un esprit errant, vous ne saisirez pas la substance du mantra. Comment pouvez vous atteindre des resultats ainsi ? Vous jouez juste un jeu.

Ensuite le texte parle de la façon dont on compte les mantras avec un rosaire (mala). Une autre citation du second Bouddha Padmasambhava (Gourou Rinpotché), dit que : "La meilleure sorte de mala qui puisse être utilisé pour accroitre le nombre de récitations, est un mala fait de ceratis types de pierres précieuses. Un mala médiocre est fait de la graine d’un arbre ou d’un fruit, et un mala inférieur, est fait de bois, en terre, en pierre ou de médicaments".

Un mala fait de coquillages, en terre, en bois, en graine d’arbre ou de fruit, est utilisé pour réaliser des sadhanas pasibles et une action de paix. Un mala en or réalisera des actions expansives. Un mala en corail rouge est le mieux pour réaliser des sadhanas puissantes. Un mala turquoise ou en acier est favorable aux activités courroucées. Un mala fait en "dzi", ou autres pierres précieuses, peut être utilisé pour réaliser n’importe quelle activité du moment.

Un mala fait de noyaux d’abricots s’utilise pour une activité expansive. Un mala fait de "lot ton" (petite graine ronde et noire à l’intérieur d’un fruit) s’utilise pour une activité puissante. Un mala fait de graines de "raksha", réalisera des actions courroucées. Un mala fait de graines de Bodhi s’utilise pour réaliser tous les Dharmas. Un mala fait du bois de l’arbre de la Bodhi s’utilise pour accomplir des actions paisibles. Un mala fait de graines de mûres s’utilise pour accomplir des actions puissantes. Un mala en acajou, pour des pratiques courroucées. Un mala en ivoire, tout particulièrement la défense d’élephant, pour toutes les activités concernées.

Les perles de pierres sont favorables aux activités expansives. Les perles faites de médicaments sont propices aux activités courroucées. Les malas avec différents types de joyaux, sont favorables à toutes les pratiques. Cependant, je ne vous conseille pas de mettre beaucoup de perles différentes sur un mala, à moins que vous ne connaissiez les combinaisons efficaces, car vous pourriez provoquer un resultat négatif.

Ensuite le texte mentionne les bénéfices qui resultent des différentes utilisations des malas.Un mala en acier ou en fer multiplie la vertu qui est accumulée avec chaque récitation en général. Un mala en cuivre multiplie chaque récitation par quatre. Un mala en raksha multiplie chaque récitation par 20 millions et un mala en perles, par 100 millions. Un mala en argent par 100 000 et un mala en rubis, par 100 millions. Un mala en graine de Bodhi est infiniment bénéfique pour toutes les formes de pratiques, qu’elles soient paisibles, expansives, puissantes ou courroucées.

Vous devriez connaitre la signification du mala et la meilleure façon de le constituer. Faites le en utilisant 3, 5, ou 9 cordes et aucun autre nombre : 3 cordes symbolisent les trois kayas, 5 cordes symbolisent les cinq dhyanis Bouddhas et 9 cordes, les neuf véhicules.

La perle du Lama-racine est composée de trois perles et symbolise les trois états vajra, les trois kayas. La plus petite perle qui se trouve à l’extérieur devrait être bleue, elle peut être en lapis. La couleur bleue symbolise l’esprit inchangé de la vérité ultime. La pierre du milieu devrait être rouge pour symboliser la parole vajra et la perle à l’intérieur devrait être blanche pour symboliser le corps vajra.

Votre mala doit être béni par un Lama, et, vous devriez constamment bénir vous-même votre mala en l’imprégant d’énergie. Vous devrez mettre de l’énergie dans votre mala avant de compter les mantras, pour qu’il soit réellement bénéfique :

Vous devriez laver votre bouche, vos mains et ensuite votre mala avant de l’utiliser. Vous pouvez aussi le parfumer avec de l’huile de santal.

Ensuite, générez vous en tant que divinité, placez le mala dans votre main gauche et disposez les perles avec celles du Lama, placées verticalement au centre. Récitez le mantra qui transforme tous les dharmas en la vacuité : OM SWABAVA SHOUDDO SARVA DHARMA SWABAVA SHOUDDO HAM. Le mantra purifie et transforme les perceptions impures en conscience de la vacuité.

De la vacuité, la perle Lama apparait comme la divinité centrale dans le mandala, et les autres perles apparaissent en tant que les divinités de l’entourage. Cette partie de la pratique correspond à la méditation du Samayasattva. Ensuite, invoquez le Jnanasattva. Invitez les êtres de sagesse primordiale à avancer, en les accrochant pour qu’ils se dissolvent en Samayasattva, comme vous le feriez dans la sadhana. Invitez les êtres de sagesse primordiale à venir de leur terres pures jusqu’à l’espace qui se trouve en face de vous. Ils se dissolvent ensuite en votre mala et y demeurent. Donc toutes les parties de votre mala représentent le mandala en entier.Ceci inclut la divinité centrale, l’entourage, les sièges du lotus, les ornements, les attributs, les couleurs etc. Consacrer votre mala de cette façon, multiplie par 100 000 chaque syllabe de tout mantra que vous réciterez alors et vous accumulerez d’autre part, plus de mérites. Donc, il est extrêment important de faire celà.

Votre mala ne représente pas seulement la forme de la divinité mais aussi, la parole de la divinité. Par exemple, si vous récitez le mantra de cent syllabes, la perle du Lama représente la syllabe OM et les autres perles les syllabes suivantes.

Gourou Padmasambhava dit que : " Lorsque vous récitez les mantras paisibles, utilisez le bout de votre pouce pour compter les malas. Lorsque vous récitez des mantras d’expansion, utilisez le majeur. Utilisez l’annulaire et votre pouce quand vous récitez les mantras de puissance, et utilisez le petit doigt pour les mantras courroucés. Utilisez seulement votre main gauche pour compter les mantras. Votre main droite est rarement utilisée ; par exemple, dans certaines pratiques courroucées. Certains textes enseignent l’utilisation des deux mains, mais n’utilisez pas simplement votre main droite ".

Quelque soit la pratique que vous effectuez, paisible, courroucée, puissante ou expansive, soyez toujours conscient que le pouce est un crochet vajra qui agrippe les accomplissements spirituels, les divinités et d’autres bénédictions. Il est aussi plus facile de manier les perles avec votre pouce.

Le texte ne donne pas de détails, mais il y a des enseignements approfondis sur la façon de manier les perles du mala lors de pratiques spécifiques. Dans certaines pratiques courroucées, vous secouez les perles avec les deux mains et ainsi de suite.

Les enseignements suivants, qui expliquent comment prendre soin de votre mala quand vous ne l’utilisez pas, viennent directement de la bouche de Gourou Padmasambhava. Si votre mala a souvent été béni par de grands Lamas, par votre propre instructeur et par vous même, comme faisant partie intégrante de la pratique de la divinité, il devrait vous accompagner comme votre ombre. Vous gardez le Samaya-racine du mala-vajra en ne le séparant jamais de votre corps.

Plusieurs branches d’engagements sont en relation avec le soin et l’utilisation du mala, mais seulement quelques-uns sont mentionnés ici. Ne le séparez jamais de la chaleur de votre corps. Ne montrez jamais votre mala vajra secret à quelqu’un. Ne mettez jamais votre mala dans les mains de quelqu’un d’autre. Ne le passez jamais et ne le confiez pas aux autres. Ne laissez jamais passer votre mala dans la main de quelqu’un qui a des croyances spirituelles complètement différentes des vôtres.

Tenez votre mala dans vos mains seulement pour la récitation d’un mantra. Ne jouez pas avec ou ne le tripotez pas nerveusement à d’autres moments. N’effectuez pas de divinations sur votre mala et ne l’évaluez pas.

Gardez votre mala en privé et ayez une attitude humble envers lui. Ne le faites pas briller pour que les autres le remarque. Ne le posez jamais sur un endroit bas et certainement pas sur le sol. N’y insérez pas de perles qui n’ont pas de sens, pour le décorer. Si vous maintenez ces engagements concernant votre mala, vous atteindrez ce que vous cherchez à accomplir.

Ce qui vient d’être dit, concernait le mala qui a été béni plusieurs fois. Autrement, si vous avez un mala ordinaire, qui n’a pas été béni et qui n’a pas de signification particulière pour vous, vous pouvez vous amuser autant qu’il vous plait.

Il est très important de protéger votre mala contre les influences provenant de personnes non-vertueuses. Même un mala spécial de graines de Bodhi ou en or peut cesser d’être bénéfique pour n’importe qui. S’il vient en contact des mains d’une personne qui a commis l’un des cinq grands actes négatifs (à rétribution immédiate), vous échouerez dans tout ce que vous entreprendrez. Un mala qui passe entre les mains d’un boucher, ou de quelqu’un qui a rompu les enseignements-vajras, ou quelqu’un qui a tué un être humain, ou celles d’un voleur ou d’un bandit, ne sera d’aucun bénéfice pour vous.

Les malas acquis de façon impropre, incomplets ou en dommagés, ne devraient pas être utilisés. Un mala qui a été béni ou offert à une divinité à un moment donné, peut être porté comme ornement, ne doit pas être utilisé personnellement. Il serait très négatif de penser : "Maintenant qu’il a été béni, je le prends et l’utilise". Bien sur, il serait extrêmement négatif de voler ou de revendre un mala. Un mala avec plus ou moins de 108 perles ne peut pas non plus être utilisé. Un mala qui a été brulé, sur lequel un animal a marché, ou a été grignoté par une souris, non plus. Si votre mala possède un de ces défauts, la valeur de votre récitation-vajra sera endommagée. Vous devriez vous débarasser de ce mala, car il ne peut pas être utilisé.

Ces enseignements n’ont pas été donnés par Gourou Padmasambhava pour que vous deveniez attaché à votre mala à tel point que vous ne le montriez pas aux autres. Ces enseignements ont été donnés car, en tant que pratiquant du Vajrayana, vous avez besoin d’un mala sacré pour effectuer les récitations-vajras. Le mala est perçu comme la divinité principale, avec l’assemblée toute entière et le mandala. En tant que pratiquant du Vajrayana, prenez le mala comme source du refuge et ainsi, vous obtiendrez des pouvoirs spirituels et des bénédictions à un niveau suprême extraordinaire et non pas simplement à un niveau ordinaire. Donc vous avez été instruit sur la façon de compter sur votre mala.

La partie suivante concerne l’approche propre de la récitation d’un mantra. Ne récitez pas un mantra si rapidement que les syllabes ne s’enchainent plus et qu’elles perdent leur valeur individuelle. Ne le récitez pas trop doucement non plus. Récitez le à une vitesse modérée, très distinctement et purement, de façon à ce que vous vous entendiez réciter les syllabes une à une. Ne rajoutez pas de syllabe ou de sons, et n’en oubliez aucun. Ne récitez pas le mantra trop fort ou trop doucement. Ne parlez pas aux autres quand vous récitez un mantra. Ne le mélangez pas à d’autres mantras ou passant de l’un à l’autre. Ne récitez pas les mantras avec un esprit distrait.

Lors d’une récitation, si vous devez parler à quelqu’un, vous devrez revenir quatre perles en arrière pour chaque mot prononcé. Si vous avez alors une longue conversation, vous devrez revenir très loin en arrière. Si vous toussez quand vous récitez, revenez cinq perles en arrière. Si vous baillez, trois perles en arrière. Si vous éternuez, dix perles en arrière. Si vous crachez, une en arrière. Parfois, les gens récitent des mantras mais leur langue et leurs lèvres ne bougent presque pas. Il ne faut pas réciter de cette façon. Il est évident qu’il n’est pas préférable de faire l’une de ces choses pendant la récitation.

C’est une bonne chose d’amener un souffle "vase doux" lorsque vous récitez les mantras. Pour faire ceci, amenez le souffle vital à votre nombril et maintenez le sans forcer. Concentrez votre esprit sur la forme et le son du mantra. Cette pratique arrêtera toutes les pensées discursives. Si vous n’avez pas reçu les enseignements concernant les souffles (tib : Loung), attendez de les recevoir avant d’essayer.

Certaines récitations-vajras sont appelées "récitations mentales", car aucun son n’y est produit. L’esprit se concentre simplement sur les syllabes.

Le commentaire qui accompagne votre sadhana particulière vous dira explicitement comment réciter le mantra. Suivez juste les instructions. Vous devez réciter les mantras clairement et régulièrement, pas trop fort, ni trop doucement, ni trop vite, ni trop lentement. Vous devez les réciter de façon à ce que vous entendiez le son de votre propre voix, mais aussi, à une vitesse assez rapide. Puisque vous êtes des débutants, c’est la meilleure façon d’acquérir le plus de bénédictions et de résultats.

C’est bien de connaitre la façon de retenir le souffle vital et de faire des récitations mentales, mais ce n’est pas nécessaire de vous interesser à ces techniques pour l’instant. Si vous vous concentrez sur la récitation mentale maintenant, vous n’apprendrez pas à effectuer une récitation perceptible. De plus, puisque votre esprit est constamment distrait, comment pouvez vous espérer que votre récitation soit efficace ?

Les mantras sont récités pour utiliser le son, la forme et le pouvoir de la parole qui permettra de maitriser l’esprit. Un esprit distrait, qui n’est pas maîtrisé, vous empêchera de rester dans un état de pacification parfaite. La récitation du mantra permet d’obtenir à nouveau les qualités nobles de l’esprit. Cependant la pratique doit être sincère. Il y a beaucoup de pratiquants qui ferment la bouche et bougent les perles du mala en prétendant faire une récitation mentale. Mais si vous leur demandez de prononcer les syllabes du mantra qui sont récitées mentalement, ils en sont incapables. D’autre part, certains étudiants occidentaux disent : "Je n’aime pas réciter les mantras ? Je vais juste méditer mentalement". Mais ils ne peuvent pas empêcher leur esprit de vagabonder ne serait-ce qu’une minute. Donc, comment vont-ils méditer mentalement ? Ils s’assoient et ont l’air de méditer, mais en fait ils sont juste en train de passer quelques moments dans un état érroné, éternaliste ou nihiliste. A ce niveau, il sera très difficile pour vous de pratiquer la méditation non-conceptuelle et d’obtenir des résultats valides. Donc, la récitation du mantra est très importante.

Je remercie chaleuresement Neldjorpa Shérab, pour l’autorisation bienveillante de reproduction de cet enseignement. Le texte présenté ici est extrait de "Générer la Divinité, pratique du Tantra Bouddhique", enseignement du Vénérable Gyatrul Rinpotché traduit en français par Carole Cuvelier et Neldjorpa Shérab, paru aux éditions YOGI-LING. Vous pouvez visiter le site de l’éditeur et y commander ce livre en cliquant sur ce lien : YOGI-LING

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Source: http://www.buddhaline.net/L-art-de-reciter-les-Mantras